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Edito N°22

A Toulouse, le 30 septembre 2020,

Bonjour,

L’été s’achève, la météo change, et dans le ciel gouvernemental les nuages s’accumulent.
Les hôpitaux sont débordés à Toulouse, à Marseille.

Mais, est ce que le gouvernement a tiré les leçons de la crise ?
Apparemment non, il manque du personnel partout, les lits de réa supplémentaires n’ont pas pu être créés.
Evidemment, en si peu de temps, comment réparer 40 ans de destruction, d’impréparation !

Les personnels hospitaliers sont dégoûtés, épuisé, à l’arrêt, démissionnaires, ils n’arrivent plus à recruter, pourquoi ?
Peut-être que le management de ces personnels est mauvais ?
Alors même qu’il n’y a plus de concours pour être infirmière, les écoles sont vides,
Pourquoi ?
Croyez-vous que ces politiques et autres hauts fonctionnaires cherchent une solution ? Non c’est la faute des Français qui n’ont pas été raisonnables surtout les jeunes !
Réponse : fermeture des bars, mais métros bondés !

Le Ségur de la santé, censé réparer ces erreurs, a été une mascarade.
Nous n’avons pas été écoutés, voire même méprisés lors des pseudos négociations du Segur.

Des milliards sont distribués à l’hôpital et tant mieux, mais est ce que ça va suffire, certainement que non !
Le pouvoir administratif a repris le dessus sur les soignants.

Dans le privé, les primes promises n’ont pas été versées partout, les lignes de garde non plus.

Est-ce que le privé va se motiver à nouveau ?
Les hôpitaux annoncent la déprogrammation des blocs.

Je vois venir le moment où ils vont nous demander de déprogrammer.
Est ce que on se laissera faire ce coup-ci ?
Quelle sera l’attitude de l’hospitalisation privée ?

Soyons vigilants, prévoyants.
Informez vos confrères.
Vos patients.
Trop c’est trop !
Halte au diktat débile de ces hauts fonctionnaires aveugles et imprévoyants et surtout inamovibles de gouvernement en gouvernement.
Les ministres passent et eux restent changeant de poste, mais pas leurs certitudes obtuses.

A part ça : 

La SFAR a été hélas annulée !
Alors, il nous reste deux formations, en petit comité, toujours avec O.Choquet, notre fidèle ami, à Mandelieu le week-end du 13 novembre et à Dijon le 11 décembre.
On parlera de notre métier, ce que l’on sait faire de mieux.

Si on nous avait fait confiance, écoutés, nous praticiens du privé, comme du public, on ne serait certainement pas dans cette situation désastreuse.
Mais ça c’est une autre histoire …
Peut-être qu’une révolte, ou tout au moins une prise de conscience collective, changerait le cours des choses.

Faut pas rêver (excellente émission sur FR3).

Amitiés confraternelles.

François HONORAT
Président AAL,
Co-Président LE BLOC